J’ai gradué à l’Université McGill en développement international et en management. Ce parcours était pour moi une façon de combiner la théorie à la pratique. Car si au départ je suis adepte d’anthropologie et de politique, ce n’est pas dans la recherche que je me retrouve, mais dans l’application réelle de ces idées. Et qu’est-ce que ça fait? Une personne optimiste qui assurera la concrétisation des rêves de ces partenaires.

Jusqu’à l’âge de 21 ans, c’est par le monde du journalisme que je m’appliquais tous les jours à vouloir changer le monde. Animatrice de l’émission « Planète Montréal » à radio centre-ville, je parcourais les manifestations montréalaises et les rassemblements communautaires. Une vraie montréalaise du plateau!

Mais mon petit monde se transforma bien vite lorsqu’en 2012 je suis allée travailler au Ghana, comme employée d’Ingénieur Sans Frontière. C’est ainsi que je fus introduite à l’entrepreneuriat social. Mon mandat était d’organiser une conférence de 5 jours pour 360 étudiants sur le sujet. C’est à ce moment que je me découvre gestionnaire et avenante. Rien n’est pour moi un trop gros défi.

À son retour, l’entrepreneuriat social lui colle aux lèvres, c’est fini le temps de scander les slogans dans les rues, c’est autour d’une table à réfléchir en équipe que je me vois.

Depuis, je suis cofondatrice du Centre Magnétique et de La Route des Possibles, deux projets à fort impact social. Je continue ainsi de me passionner pour les techniques de « brainstorming » et de créativité pour l’innovation sociale.